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La paix !

Mais c’est quoi la paix ?…

Les vacances de printemps sont officiellement terminées en Belgique. En France elles commencent. Mais la chasse aux œufs de Pâques, elle, a eu lieu partout ce dernier  week-end. Enfin partout où il y a des cloches.

Des cloches qui, selon le caricaturiste Sondron, larguaient ce dimanche des bombes sur d’autres continents avec le visage de Trump. Il aurait pu leur coller aussi bien celui d’Elisabeth, de Philippe, de Hollande ou de leurs premiers ministres (pour ne parler que de quelques proches)… Il est vrai que les bombes belges en Irak et en Syrie « tombent toujours au bon endroit » selon la déclaration d’un pilote de nos F-16 que nous avons relatée en novembre dernier.

Mais que la guerre est enivrante, captivante, avec ses bons et ses méchants, ses héros et ses victimes, ses stratèges et ses traîtres, sa fureur et ce grand show son et lumière avec lequel ne rivalisera jamais aucun feu d’artifice du 21 juillet.

Qu’est-ce donc que la paix, à côté de tout cela ?… Si ce n’est l’absence de tout cela ?

Eh ! oui… n’est-ce pas cette image de vide que nous laisse ce petit mot, si semblable à un autre, tout aussi minuscule, un peu plus incongru… qui, lui au moins, n’est pas dépourvu d’une certaine fragrance.

Ah ! c’est donc cette notion de vent, de vide, qu’on aurait réussi à nous fourrer dans le crâne ? La paix, au fait… voyons, voyons… Oh ! pas la peine de chercher du côté de nos grands philosophes ou théologiens, si épris de guerres justes tout au long des siècles.

Cherchons plutôt du côté des poètes. Par exemple ce que nous en dit cet aède grec, Yannis Ritsos, que citait Jean-Luc Mélenchon dans son meeting du 9 avril à Marseille.

Ce sera, si vous le voulez bien, notre  petit œuf de Pâques à nous…

http://www.ouest-france.fr/politique/jean-luc-melenchon/direct-suivez-le-meeting-de-jean-luc-melenchon-marseille-4918007   


Le rêve de l’enfant, c’est la Paix,
Le rêve de la mère, c’est la Paix,
Des mots d’amour sous les arbres…
C’est la Paix…

Le père qui rentre le soir un long sourire dans les yeux
Dans ses mains un panier rempli de fruits
Et sur son front des gouttes de sueur qui ressemblent
Aux gouttes d’eau gelées de la cruche posée sur la fenêtre…
C’est la Paix…

Quand se referment les cicatrices sur le visage blessé du monde
Et que dans les cratères creusés, on plante des arbres;
Quand, dans les cœurs carbonisés par la fournaise,
L’espoir fait ressurgir les premiers bourgeons
Et que les morts peuvent enfin se coucher sur le côté
Et dormir sans aucune plainte, assurés que leur sang
N’a pas coulé en vain…
C’est la Paix….

La Paix, c’est la bonne odeur des repas,
Le soir quand l’arrêt d’une voiture sur la route
Ne provoque aucune peur,
Et que celui qui frappe à la porte, ne peut être qu’un ami
Et qu’à n’importe quelle heure, la fenêtre ne peut s’ouvrir
Que sur le ciel et laissant nos yeux refléter comme une fête
Des cloches lointaines de ses couleurs…
C’est la Paix….

Quand les prisons deviennent des bibliothèques
Et que de porte en porte, une chanson s’en va dans la nuit…
Quand la lune du printemps sort des nuages semblables
A l’ouvrier qui le samedi soir sort fraîchement rasé
De chez le coiffeur du quartier…
C’est la Paix…

La Paix, ce sont des meules rayonnantes dans les champs de l’été
C’est l’alphabet de la beauté sur les genoux de l’aube.
Quand tu dis, mon frère, demain, nous construirons,
Quand nous construisons et que nous chantons…
C’est la Paix…

Quand la nuit ne prend que peu de place dans le cœur
Et que les cheminées nous montrent du doigt le chemin du bonheur,
Quand le poète et le prolétaire peuvent à égalité
Respirer le parfum du grand œillet du crépuscule…
C’est la Paix…

Mes frères, c’est dans la Paix que nous respirons à pleins poumons
L’univers entier avec tous ses rêves…
Mes frères, mes sœurs, donnez-vous la main…
C’est cela la Paix.

Yannis Ritsos (1909 – 1990)
Texte traduit du grec par l’auteur,
Revue Europe, août-septembre 1983
in Guerre à la guerre – Éditions Bruno Doucey – octobre 2014

Coup d’œil sur l’actualité

« 17 attaques terroristes en Europe en 2015. En 2014 seulement quatre. »

« Un rapport peu optimiste d’Europol sur la menace terroriste. »

« Une fois que l’État islamique sera défait, il n’y a pas de doute, il sera remplacé par un autre. »

Voilà quelques titres récents parus dans la Presse. Nul besoin d’éditorial pour les commenter.

Ces jours-ci, les mêmes organes de Presse reprennent fidèlement la communication du Ministère de la Défense annonçant la longue liste de nos interventions militaires programmées pour 2017 dans le cadre du Readiness Action Plan de l’OTAN  : Irak, Syrie, Mer baltique (pays voisins de la Russie), République Démocratique du Congo, Mali, Niger, soulignant le rôle important joué par nos F16.
Monsieur le Ministre de la Défense, il nous manque malheureusement la liste des opérations programmées par nos adversaires, ceux que nous sommes censés combattre pour défendre notre pays… si loin de nos frontières.

LA PAIX ÇA S’APPREND

Guérir de la violence et du terrorisme

par DAVID VAN REYBROUCK  et  THOMAS D’ANSEMBOURG
Aux Éd. ACTES SUD    http://www.actes-sud.fr/catalogue/societe/la-paix

Extrait de l’ouvrage : Face à la montée des violences et du terrorisme, rien n’est fait pour apprendre la paix. Il y a un coûteux ministère de la guerre. Nous avons une administration et une armée de fonctionnaires avec ses corps d’élite, des moyens considérables de recrutement, d’entraînement, de communication, d’espionnage, de recherche scientifique, et une importante couverture médiatique…
Et la paix ?…  Où est le ministre, le ministère et le personnel en charge de l’organisation des programmes et formations, du soutien logistique et de la couverture médiatique? Où sont les budgets, le recrutement, le soutien à la recherche et aux échanges internationaux ? Et surtout, qui accepte en haut lieu de légitimer l’éducation – tant scolaire que permanente – à la paix ?

LA CRISE MIGRATOIRE ET LA POLITIQUE DES GRANDES PUISSANCES OCCIDENTALES

Le cas tragique du Moyen-Orient

par Jean-Christophe Defraigne (Université Saint-Louis. Bruxelles)

Téléchargez ci-dessus le texte complet de la retranscription de l’intervention que Jean-Christophe Defraigne a faite, non pas le 22 novembre à Arlon, mais au printemps, dans le cadre de la Semaine sociale du MOC. Cette intervention était très proche de celle d’Arlon quant à son contenu. Voici un lien pour écouter la même intervention (si vous êtes plus « oral » qu’ « écrit ») : https://soundcloud.com/radio27-be/jean-christophe-defraigne-universite-saint-louis

« La crise migratoire de l’UE que subissent des millions de réfugiés est largement la conséquence de plusieurs décennies des politiques étrangères des grandes puissances occidentales au Moyen-Orient. Pour en comprendre la cause, il nous faut analyser les interventions impérialistes des puissances européennes et la manière dont elles ont façonné ou détruit durablement les États au Moyen-Orient. »  (…)

Enfin un peu d’Histoire face à la désinformation systématique des grands médias de plus en plus contaminés par la propagande de guerre.

Une belle leçon de démocratie à l’Europe des affairistes.

Retour aux sources de la Démocratie.
L’Europe des affaires et de ses diktats en prend un sacré coup!

Belle revanche de l’Histoire. Le pays qui fut le berceau de la démocratie, qui connut comme toute l’Europe l’histoire agitée de ces vingt derniers siècles, qui fut victime d’une guerre mondiale sans dédommagement de l’occupant, qui s’embourba ces dernières années dans le marasme des magouilleurs de tous poils, qui accumula une dette odieuse impayable envers une Europe affairiste complice d’un FMI cynique, poussant à l’endettement selon une tactique mondiale bien connue pour mieux imposer aux pays débiteurs l’asservissement à leurs fameuses « Lois du Marché »…

Une Grèce qui maintenant a dit NON, ça suffit, par la voix de 61 % de ses citoyens.

Un camouflet cinglant à tous les prophètes de malheur du NO FUTURE, aux résignés de la REALPOLITIK, aux fidèles ouailles de la RELIGION DE L’ARGENT, aux inconditionnels de la GUERRE, SOURCE DE PAIX et de toutes ses déclinaisons

  • Trusts militaro-industriels et techno-science = Avenir de l’Homme.
  • OTAN = Avenir de l’Europe.
  • Guerres « défensives » menées à des milliers de km de chez nous = Avenir de l’Occident.
  • Guerre économique aux ressources naturelles au nom de la sacro-sainte croissance = Avenir de la Planète.

Complétez vous-mêmes la liste de ces absurdités érigées au rang de dogmes dans la nouvelle Église conquérante du Tout-puissant Business.

Mais ne nous emballons pas…  S’il est vrai qu’il faut parfois plonger au fond du marais pour mieux reprendre pied et remonter à la surface, les requins, eux, n’ont rien perdu de leur agressivité.  Du moins, savons-nous, une fois de plus – car d’autres exemples nous sont donnés aujourd’hui en Europe et dans le monde – qu’il est possible de leur résister. A condition que nous-mêmes en soyons convaincus et que nous réagissions avec l’audace qui s’impose, loin des chimères des évolutions sans en avoir « l’air », des transitions dites en douceur, des alternatives en trompe-l’oeil et autres benoîtes illusions de petits-bourgeois dissimulant mal leur peur du risque.

P.-S. Nous présentons nos sincères excuses aux requins des mers, prédateurs avisés et circonspects, pour les avoir confondus avec quelques uns de nos frères humains dépourvus de telles qualités.

Terrorisme planétaire

La malédiction de l’or noir s’est abattue sur la Mésopotamie depuis sa découverte sous l’empire ottoman. Année après année, crise après crise, guerre après guerre, l’accès auxgisements pétroliers a attisé la convoitise des nations.

Une débâcle planétaire imparable ?

Aujourd’hui, l’or noir est plus que jamais nécessaire à la survie de nos démocraties exemplaires. France-Culture vient de donner la parole samedi dernier à Nicolas Sersiron, président du CADTM France, auteur du rapport Dette et extractivisme. Il revient sur la débâcle planétaire en cours, ultime étape de notre conquête des continents, de l’esclavagisme industriel, du colonialisme génocidaire, du pillage tous azimuts, notamment à travers l’agroproductivisme, « le plus grand crime contre l’humanité », affirme-t-il, démonstration à l’appui.

Des membres et des sympathisants de la Colupa nous ont demandé de diffuser cet entretien. Ce que nous faisons volontiers.

Retrouvez l’entretien ici

Le bilan s’alourdit chaque jour des pertes irrémédiables qu’entraîne la course aux ressources naturelles. Quand Nicolas Sersiron dénonce notamment l’agriculture productiviste subventionnée qui entraîne l’élimination de l’agriculture vivrière, celle qui pourtant nourrit encore près de 70 % de la population mondiale, il nous rappelle aussi que cet agroproductivisme est un acteur central du réchauffement de la planète et de la chute de la biodiversité. Une thématique qui sera certainement évoquée lors de de la Petite Foire à Semel (Neufchâteau) face à la grande Foire de l’agrobusiness à Libramont, le dernier week-end de juillet.

Prendre sans rendre, comme le fait l’entreprise extractiviste néocoloniale, doit s’arrêter si nous ne voulons pas que la barbarie se globalise au rythme de la marchandisation.

L’interview de Nicolas Sersiron inclut aussi un témoignage impressionnant de Henry Muhyia, secrétaire exécutif de la Commission Épiscopale pour les Ressources naturelles de la RDC. Car pendant que notre attention est accaparée par les exploits guerriers de plus de 40 pays coalisés contre la menace jihadiste, d’autres régions du monde, dans un silence assourdissant, continuent à être mises à sac, comme cela se passe dans notre ancienne et riche colonie du Congo. Ainsi s’allonge jour après jour la liste des victimes de la faim, de la maladie, de l’exode, guerre si peu spectaculaire que livre au monde entier le terrorisme planétaire du tout à l’économie.   .

Voir aussi ici l’entretien paru sur le site d’Alternatiba 89.

Qu’auriez-vous fait en mai 40 ?

Lors des attentats islamistes, on a beaucoup parlé du mal, mais peu des racines du mal.

Parmi celles-ci, se distingue la période coloniale qui n’en finit pas de produire ses effets pervers. Le roman noir de la colonisation continue d’ailleurs à s’éditer et à se vendre à travers de multiples ouvrages. Certains sont même devenus des best-sellers. Sans remonter jusqu’aux Racines du Ciel de Romain Gary, rappelons le récent succès de Congo. Une histoire de notre compatriote David Van Reybroeck (2012). Et plus près de nous encore, le roman historique que vient de publier notre concitoyen luxembourgeois Marcel Godfroid, originaire de St-Hubert, Le Bureau des Reptiles, sur la période coloniale de Léopold II, dont Colette Braeckman, la spécialiste de l’actualité africaine, faisait récemment l’éloge dans le journal Le Soir. (www.lebureaudesreptiles.be).

81uJMy1+rML._SL1500_Curieusement tous ces témoignages n’éveillent guère d’échos dans l’opinion publique. Et encore moins parmi nos dirigeants. On a même essayé en 2005 de parler de « colonisation positive » alors que l’inventaire de ses effets dévastateurs est encore loin d’être clos.

L’auteur algérien Boualem Sansal, qui a reçu en 2013 le grand prix de la francophonie décerné par l’Académie française et dont le dernier ouvrage s’intitule Gouverner au nom d’Allah, a une expression très crue mais qui dit bien  ce qu’elle veut dire :

« Vous nous avez enculés pendant 130 ans, comment voulez-vous qu’ensuite on marche droit ? ».

Mathieu Belezi, dont les ouvrages récents nous parlent aussi des ravages de la colonisation, avouait dans une récente interview de La Libre Belgique:

« Je sens cette censure qui reste dès qu’on parle de la conquête française. Dans certains journaux les journalistes me disent combien ils avaient apprécié mes livres, mais pourtant aucun article n’a paru chez eux. »

Privilégier l’instant pour mieux ignorer l’Histoire ?

L’immédiateté et la superficialité de la « com », si caractéristiques de notre époque, empêchent de plus en plus de relier les événements les uns aux autres. On braque toutes les caméras, tous les micros, tous les scalpels des high tech news sur les horreurs de telle ou telle guerre (on n’a que l’embarras du choix) pour mieux disséquer le calvaire de leurs victimes. Ce qui vient avant et après ?… Pas le temps d’y penser ! Il faut déjà prévoir le prochain épisode du film d’épouvante. Étonnez-vous, après cela, de cette ignorance crasse de l’Histoire et, dès lors, de ses conséquences. Étonnez-vous de ces emballements que provoque la seule force du grand frisson garanti à la fois par l’image et le son, arbitrairement choisis bien entendu en fonction de la « bonne cause » que prétend défendre chacun des camps adverses.

Dès le début de sa campagne d’information 1914-2018, et pour lui donner tout son sens, la Coalition luxembourgeoise pour la Paix a tenu à publier un document démontrant que la guerre mondiale déclenchée en 1914 n’est toujours pas terminée et qu’au contraire elle n’a fait qu’étendre son champ de bataille jusqu’aux confins de la planète et jusqu’aux conflits les plus menaçants de l’actualité.

14-18. Une guerre de cent ans

Notre pays n’a d’ailleurs raté aucune occasion de s’en mêler à la faveur de ses alliances militaires, celles-là mêmes qui, tout récemment encore, l’ont forcé à envoyer ses F16 en Irak et bientôt, annonce-t-on, des troupes au sol.

« Qu’auriez-vous fait en mai 40 ? »

Mais les seules questions qui intéressent les preux chevaliers des temps présents, et qui semblent anesthésier l’esprit critique de nombreux concitoyens, sont du genre: « Qu’auriez-vous fait, vous, en août 1914 ? ». « Qu’auriez-vous fait en mai 1940 ?». « Et si vous aviez été américain le 11 septembre 2001 ? ». « Et que faites-vous aujourd’hui quand les Jihadistes nous attaquent dans nos rues, nos musées, nos cités paisibles ?… ».

Ce jour-là, il est bien temps d’y penser ! Qui sème le vent récolte la tempête : relisons notre histoire. Rappelons-nous les faits relatés dans le document ci-joint. Certes, ce ne sont pas les citoyens qui déclenchent les tempêtes, mais bien ceux qui les dirigent, eux-mêmes dirigés (consciemment ou non) par de sordides puissances d’argent multinationales sous couvert des intérêts supérieurs de la Nation… Un comble !

La guerre économique est et reste le plus puissant ressort de la « guerre tout court ».

Même si elle prend bien soin d’y mêler les stimuli trop humains que sont l’appartenance à une culture, à une nation, à une religion, à une idéologie, bref à tout ce qui peut rendre populairel’affrontement belliqueux qui n’attire pas a priori le brave citoyen.

En ce qui nous concerne, la lourde machinerie militaire de l’OTAN ne tiendrait pas un jour de plus si elle n’abritait, ne protégeait et ne cautionnait les énormes intérêts qui lient les multinationales européennes à celles de leurs partenaires transatlantiques. D’où ces nouveaux accords de libre échange (PTCI, CETA, APE, TISA…) que la vaillante Europe de la Finance s’empresse de négocier en ce moment.

Ne perdons pas espoir. Des résistances s’organisent.

Mobiliseront-elles autant de citoyens que la folle sarabande des carnavals qui déferlent tout au long au de l’année ? Sans parler des Waterloo 2015 et autres glorieuses festivités en hommage à la stupidité et à la barbarie universelles ? La réponse dépend de chacun de nous…
Voici, en tout cas, quelques précieux rendez-vous parmi d’autres :

Merci pour votre aimable attention !

Merci !

La Terre a bien assez pour combler les besoins de chacun, mais pas assez pour satisfaire la cupidité de quelques uns. (Gandhi)


 Merci à tous les membres de la Coalition qui ont renouvelé leur adhésion pour l’année 2015 ainsi qu’aux nouveaux venus qui nous permettent, tous ensemble, de continuer à lutter pour un monde un peu meilleur.
Merci aussi à tous les amis et sympathisants, aux militants du mouvement Agir pour la Paix, au Réseau des Femmes pour la Paix, à tous ceux et celles qui, de mille manières, contribuent chaque jour à l’avènement d’une humanité digne de ce nom.
Loin des injustices, des violences, des guerres qui, non contentes d’avilir la race humaine, menacent la survie de la planète et de tous ses hôtes.
Qu’une année nouvelle, porteuse d’un peu plus de joie et d’amour, en soit la récompense !

P.-S. Signalons l’excellent reportage « Osons sortir de nos tranchées » paru ce mardi matin dans L’Avenir (éd. prov. p.10). Pour l’article, cliquez ici.

Avant la journée du 18 décembre au Centre d’accueil d’Herbeumont

« Stop aux immigrés ! »

C’est ce cri de colère que des continents entiers auraient pu clamer durant des siècles face à l’invasion européenne. Nous sommes entrés par dizaines de millions aux Amériques, en Afrique, en Asie. Sans aucun besoin de visa, ni de permis de séjour, ni de permis de travail. Rien que par la force des armes ! Des peuples entiers ont disparu dans l’aventure coloniale. Sans parler de la déportation outre atlantique de quelque 20 millions d’esclaves africains… Des richesses incalculables ont été dérobées à ces continents. Et continuent de l’être par d’autres armes, celles de la guerre économique.
Mais voici que l’Europe est aujourd’hui concurrencée par des puissantes émergentes auxquelles nous avons inculqué avec tant de succès notre modèle de développement axé sur une compétition effrénée et un besoin de croissance sans limites. Nos intérêts commerciaux restent toutefois protégés par des élites locales que nous appuyons à travers un système de corruption de plus en plus sophistiqué. Et les victimes de cette nouvelle lutte des classes, des castes, des races – comme on voudra ! – n’ont plus souvent d’autres choix que l’exode au risque de leur vie ou de cruelles désillusions lorsqu’ils réussissent à atteindre nos pays qu’ils considèrent toujours comme des eldorados.

« La Méditerranée ne doit pas devenir un grand cimetière ! » clamait récemment le Pape à Strasbourg. Il n’empêche : l’Europe-forteresse, avec la progression de ses partis xénophobes et anti-immigration, se consolide jour après jour. Les partis et mouvements progressistes, eux, ont fort à faire avec leur combat pour le maintien des acquis sociaux. C’est bien là le paradoxe qu’un parti d’extrême droite comme le FN en France présente un programme qui coïncide à 80 % dans ses effets pratiques avec celui de la gauche radicale ! Pas plus en 2014 qu’en 1914, semble-t-il, l’Internationale prolétarienne ne peut empêcher l’égoïsme sacré des États-nations d’aller à l’affrontement.

Le 18 décembre, l’occasion d’un sursaut ?

Rappelons que la Journée internationales des Migrants, instituée par les Nations Unies le 18 décembre, a pour but d’attirer notre attention sur la situation de ces populations déplacées, victimes du nouvel Ordre mondial que la loi du profit à tout prix, guerres incluses, fait régner sur la planète : mais la fin de la phrase (autrement dit les causes profondes du fait migratoire) est pudiquement omise par la plupart des instances officielles !
Ce sera pour la Coluxam (Coordination luxembourgeoise Asile et Migrations) l’occasion d’organiser une rencontre de douze heures entre nos concitoyens et les réfugiés du Centre d’accueil d’Herbeumont dans l’espoir de déboucher, grâce à ce coude-à-coude fraternel, sur de meilleures conditions d’accueil et une plus grande compréhension de la dynamique migratoire, de ses causes, de nos réponses.
Invitation ci-dessous.

Osons sortir de nos tranchées !

Décembre 1914.

Les soldats des deux camps font une trêve et sortent de leurs tranchées pour fraterniser l’espace d’un jour, celui de Noël.

Décembre 2014.

Cent ans plus tard, sortons de nos tranchées culturelles, du fossé des a priori qui se creuse un peu plus chaque jour entre « nous » et les « étrangers », entre les « étrangers » et « nous ».

On s’apercevra alors qu’on fait partie du même camp : celui des humains qui veulent vivre simplement, dans la dignité et la paix.

Ici, là-bas……

Le vivre ensemble est possible si on ne se braque pas sur quelques extrémistes qui veulent bâtir des murs et en découdre. C’’est malheureusement ce qui se passe actuellement.

A nous, citoyens, de refuser cela parce que nous savons qu’un autre monde est possible. Le meilleur moyen, c’est la rencontre, l’échange de points de vue.

C’est ce que la Coluxam vous propose le 18 décembre, à Herbeumont, au Centre d’’accueil de la Croix-Rouge, dans le cadre de la journée Internationale des Migrants.

Télécharger l’Invitation du 18 décembre.

Été 1914 : comment l’Europe a marché vers la guerre

Dans le grand tohu-bohu des commémorations de la guerre 14-18, peu d’informations sérieuses sont diffusées sur les causes et les conséquences de cette guerre. 
Dans LES SOMNAMBULES, un solide ouvrage de 668 pages, l’historien Christopher Clark expose avec rigueur et clarté l’enchaînement des causes et des effets jusqu’à nos jours de cette première guerre mondiale. 

Continuer la lecture de Été 1914 : comment l’Europe a marché vers la guerre

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans le nouveau site de la Colupa.

Suite à une série de problèmes sur le vieillissant site web de la Colupa, ainsi qu’au besoin de plus en plus grandissant de nous montrer plus dynamiques quant au contenu que l’on vous proposait, un nouveau format pour le site web officiel de la Colupa s’est imposé par la force des choses.

Sur ce nouveau site web, propulsé par l’excellent CMS qu’est WordPress, retrouvez toute l’actualité et tous les événements qui touchent de près ou de loin la Colupa ou bien ses préoccupations quotidiennes.

Encore bienvenue et surtout, bonne visite.