Archives de catégorie : Membres

Assemblée générale – le 25 janvier à Libramont

Plus fort que la peur, notre optimisme à nous ! Qui sera au programme de notre ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE du mercredi 25 janvier à Libramont dès 19 h au Centre d’Action Laïque, 2 rue de l’Ancienne Gare. Assemblée ouverte à toute personne intéressée par nos activités, rappelées sur http://www.colupa.org/associations-participantes/ et https://www.facebook.com/Colupa2/. Pour des raisons pratiques, merci de bien vouloir nous prévenir par courriel. Vous recevrez en retour plus de précisions sur l’ordre du jour et le déroulement de la soirée.

« Le monde ne s’est jamais si bien porté » affirme sans ironie un des derniers messages d’Avaaz. Certes, un pessimisme ambiant peut plomber la volonté d’agir de certains citoyens. Un optimisme de commande est-il préférable? Ses effets sont souvent plus redoutables en masquant la réalité. Le véritable optimisme ne se nourrit pas d’illusions. Ni d’évasions faciles, comme celles du festif, du ludique à tout prix, très tendance aujourd’hui. Mais bien de l’heureuse conviction de pouvoir agir sur les événements. D’en avoir la capacité et la volonté. La guerre, pas plus que la misère, n’est une fatalité. Ce sont des hommes qui les créent. Qui, sinon eux (sinon nous), pourront nous en libérer ?…

Justement. Antonio Guterres; nouveau secrétaire général de l’ONU, veut faire de 2017 une Année pour la Paix qu’il qualifie de « priorité absolue ». Son message du 1er janvier, bref et tonique, mérite d’être écouté (une vidéo plus complète suit le texte résumé) .

Et, dans la foulée, ci-joint un extrait de notre tract diffusé à l’occasion de la Journée internationale des Migrants du 18 décembre à Arlon et de l’action symbolique Help Syria qui lui a succédé le 20 décembre en différents endroits de la province.

Faut-il nous excuser de ce copieux menu de nouvel an ?…

Rentrée des classes. Une société sans école ?

« Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ? »

La chanson est démodée, la question toujours d’actualité… Bien entendu, posée en ces termes, elle ne pourrait, en ce jour de rentrée scolaire, que perturber un peu plus profs, parents et élèves déjà confrontés à l’abyssale question de ces deux heures de cours de rien, selon la qualification dédaigneuse qui accueillit cette réforme de l’enseignement fondamental, aujourd’hui d’application. Pourtant, dès 1971, dans un essai social d’une exceptionnelle rigueur, Ivan Illich revendiquait carrément une société sans école (*).

 Une école au service de qui, de quoi ?

Bien d’autres observateurs lucides ont succédé au célèbre sociologue. En pure perte semble-t-il, puisque nous avons fini par nous résigner à ce type d’enseignement qui – à l’exception de quelques tentatives méritoires au niveau maternel et fondamental – n’est plus, pour l’essentiel, que le fidèle serviteur de l’Establishment. Confondant allègrement savoir et savoir-faire, ce qui du moins nous ouvre toutes larges les portes au monde des affaires, de la compétition, de la réussite professionnelle. Que voulez-vous de plus ?

 D’abord une question d’arithmétique…

On n’a donc plus à s’étonner de l’ignorance crasse de notre Histoire. Celle qui nous a entraînés dans toutes ces guerres où les humains – chez nous et ailleurs – n’ont cessé de combattre la barbarie par la barbarie… Jusqu’à ce 1er septembre 2016 où – rentrée scolaire ou pas – nous bombardons sans état d’âme des enfants, des innocents, des civils en Syrie, en Irak et ailleurs. Combien de morts, de blessés, de migrants victimes de nos « dégâts collatéraux ». ?… Addition de malheurs, soustraction de vies humaines, multiplication de la haine, divisions revanchardes, quel prof de math se risquera, cette année, à choisir ses exemples dans une vie réelle qui, en dépit des apparences, nous concerne de si près ?

Et puisqu’on évoquait, au début de ce message, la question des cours de philosophie et de citoyenneté, va-t-on voir, p. ex., que, pour mieux « vivre ensemble », des musulmans iront demain à l’église et des chrétiens à la mosquée ?…(**). Tant d’exemples pourraient être cités qui permettraient de réduire les tensions, les divisions, les conflits, les crimes, les guerres, bref toutes ces géniales solutions à leurs problèmes que les humains ont confiées à la violence.


(*) Une société sans école. Traduit de l’anglais. Paris. Ed. du Seuil. 1971.
(**) http://deuxheurescestmieux.be/

La guerre économique : plus que jamais !

Nous sommes en guerre.

Mais bien avant de larguer des bombes, nous avons participé – et participons toujours – à cette odieuse guerre économique qui sévit aux quatre coins de la planète. Et que la Colupa a dénoncée à maintes reprises, notamment au cours de ses Journées provinciales d’Échanges et de Concertation organisées chaque année depuis 2009. Et pas plus tard encore que ce 22 juillet 2016 dans notre carte blanche Des champs de blé… aux champs de bataille parue dans la LLB, publiée également sur le site du Centre d’Action Laïque du Luxembourg.

Accords de libre échange : les multinationales contre les peuples.

En Europe, un véritable bras de fer est engagé depuis plusieurs années entre les groupes de pression qui veulent signer des accords commerciaux de libre-échange avec les États-Unis (TTIP) et le Canada (CETA) et les mouvements citoyens qui les refusent, au motif qu’ils ne sont pas conclus dans l’intérêt des populations mais avant tout pour servir les desseins des multinationales. Sait-on que dans le même temps, nos décideurs européens négocient d’autres accords de libre-échange, les APE (Accords de Partenariat Économique) entre l’Europe et l’Afrique en particulier, dont on ne parle quasiment jamais, qui obligeront de nombreux pays africains à ouvrir leurs marchés encore davantage aux produits européens?

Producteurs africains et européens en concurrence frontale : à vérifier le 14 septembre à Arlon.

Si on laisse faire nos « décideurs », les producteurs africains et européens seront, une fois de plus, condamnés à s’affronter dans une guerre économique où tout le monde ne joue pas à armes égales !

C’est ce que nous expliqueront le mercredi 14 septembre à Arlon, Nicolas Van Nuffel, responsable du département plaidoyer du CNCD-11.11.11, et le Béninois Aboubakar Koto Yerima. A  tour de rôle, ils exposeront les conséquences de ces accords sur les économies nationales, sur les économies locales, sur l’agriculture vivrière et sur les phénomènes migratoires en Afrique. Organisée par la MC, le CNCD 11.11.11 et le CIEP Lux., la soirée-débat débutera à 19h30, dans les locaux de la Mutualité chrétienne d’Arlon (rue de la Moselle, 7-9). L’entrée est gratuite.

Informations et renseignements:
Jean-François Rasschaert 0032 63  21.87.28 jf.rasschaert@mocluxembnourg.be.

Optimistes malgré tout ? A vérifier les 3 et 7 septembre.

Amandine Henry avec sa collègue de Namur, animatrices toutes deux à Entraide et Fraternité, organisent un Mini-festival de l’Optimiste le samedi 3 septembre à « La Taverne du Randonneur » de Herbeumont. Les alternatives alimentaires du coin seront au programme, le village associatif aussi, le film « Demain » et bien d’autres bonnes choses au menu de ce rassemblement qui débutera à 14 h pour se prolonger de façon festive à 21h30 par une soirée musicale d’Action Paysanne. Journée à laquelle collaboreront le MAP, la Maison des Jeunes de Libramont, la Colupa et autres organisations solidaires qui luttent notamment pour une agriculture locale, vivrière et durable dans les pays du sud de la planète.

Informations et renseignements :
Amandine Henry 0032 476 98 73 11 amandine.henry@entraide.be.

Réunion plénière

Quatre jours plus tard, le mercredi 7 septembre à 9 h à Arlon, notre première réunion plénière de la rentrée (mais quand eut lieu la sortie ?…) rassemblera nos militants autour d’une série d’importants projets en vue des quatre derniers mois de l’année, qui nécessiteront aussi une bonne dose d’optimisme et de dynamisme. A découvrir et à vérifier donc le 7 septembre à 9 h à Arlon dans les locaux du MOC, 39 rue des Déportés.

Informations et renseignements :
colupa@gmail.com.

Coalition Luxembourgeoise pour la Paix

Après l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, nous allons bombarder la Syrie !

Invitations

  • VENDREDI 18 MARS 9 h ARLON : PROGRAMMATION PROCHAINES ACTIVITÉS (locaux du MOC, rue des Déportés 39).
  • LUNDI 21 MARS 20 h VIELSALM : CONFÉRENCE-DÉBAT AVEC CHRISTOPHE WASINSKI. « Plus de bombes… pour plus de paix» (Bibliothèque publique, 9 rue de l’Hôtel de Ville).
  • DIMANCHE 24 AVRIL : MANIFESTATION NATIONALE CONTRE L’ACHAT DE NOUVEAUX AVIONS DE CHASSE.
  • avions

Après l’Afghanistan, la Libye et l’Irak :prochains bombardements de nos F-16 en Syrie.

Une fois de plus,  la Belgique démocratique s’apprête à suivre les injonctions des États-Unis plutôt que la volonté de sa population.  Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a déjà déclaré qu’il convenait d’accéder à la demande de nos alliés étasuniens d’étendre notre intervention militaire à la Syrie lorsque nos avions de combat F-16 reprendront début juillet leurs missions de  bombardements menées jusqu’ici en Irak (après l’Afghanistan et la Libye).

Or plusieurs enquêtes révèlent que la grande majorité de nos concitoyens n’approuve pas la politique des va-t-en-guerre qui nous gouvernent. Ce genre d’enquêtes ne pèse pas lourd, il est vrai. Rien à voir avec les 300.000 manifestants défilant dans les rues de Bruxelles dans les années 1980 pour s’opposer à l’installation des missiles nucléaires et éviter une troisième guerre mondiale.

Les choses ont bien changé depuis. L’ultralibéralisme triomphant a utilisé les armes plus insidieuses de la guerre économique pour s’imposer peu à peu à toute la planète. Sans renoncer, pour autant, aux armes tout court, bien au contraire : plus nombreuses, plus sophistiquées que jamais…

La paix trompeuse dont nous avons bénéficié en Europe (aux dépens d’autres continents où nous n’avons cessé d’intervenir militairement), conjuguée aux restrictions imposées par la mondialisation de l’économie, aggravée par l’exploitation de la terreur des répliques djihadistes, semble aujourd’hui avoir anesthésié toute capacité de réagir chez un certain nombre de nos concitoyens et de nos institutions. Que les étatsmajors et les ministres de la guerre décident, c’est leur boulot !

Christophe Wasinski, maître de conférence à l’ULB, spécialiste de la sécurité internationale, nous a apporté de nouvelles informations lundi dernier à Libramont sur les tractations en cours pour le remplacement de nos F-16 par de nouveaux bombardiers plus performants, tels que les F-35 capables de transporter des missiles nucléaires (sans doute ceux qui, échappant à tout contrôle de nos mandataires politiques, sont toujours entreposés dans les silos de Kleine-Brogel).

Vu la situation préoccupante que nous traversons, une seconde rencontre avec Christophe Wasinski aura lieu le lundi 21 mars à 20 h à la Bibliothèque publique de Vielsalm,  9 rue de l’Hôtel de Ville (entrée libre).

Face à la propagande guerrière, relayée si complaisamment par les médias, tout espace de débats et d’information critique nous est plus nécessaire que jamais !

Coalition Luxembourgeoise pour la Paix

Journée provinciale de la COLUPA

JOURNÉE D’INFORMATION ET DE CONCERTATION

En partenariat avec la Province de Luxembourg et le Centre culturel de Bertrix

A la veille du Sommet de Paris sur le climat, les armes poursuivent leur œuvre de destruction de la planète et des peuples. Le pire est sans doute encore à venir si nous ne réagissons pas à temps.

affiche JP15


La Belgique dans l’OTAN :

agent de paix ou va-t-en guerre?

SAMEDI 28 NOVEMBRE 2015. CENTRE CULTUREL DE BERTRIX

9h15 Accueil café-croissants. Inscriptions et remise des dossiers aux participants.
10h00 Quel rôle joue notre pays dans les guerres d’aujourd’hui ? Simon Desplanque, doctorant UCL, chercheur CECRI (Centre d’études des crises et des conflits internationaux).
10h40 Faut-il acheter les nouveaux bombardiers F35 à portée nucléaire ? Samuel Legros, chargé de recherche et de plaidoyer politique au sein de la CNAPD (Coordination nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie).
11h00 « Oui, nous sommes en guerre ! » : lettre ouverte de la Colupa (La Libre 18 mars)
adressée au Gouvernement belge. Réponse du Premier ministre (7 octobre). Mandataires élus de notre province invités à s’exprimer : Benoît Piedbœuf (MR) cosignataire de la lettre ouverte, Cécile Thibaut (Ecolo), Sébastien Pirlot (PS), Claude Rolin (CDH).
12h00 Débats avec les représentants d’institutions, de partis, d’associations et… chacun de nous. Modérateur : Jean-François Rasschaert.
13h00 Lunch (réservation requise : voir ci-dessous).
13h45 Table ronde : Quels liens entre les guerres actuelles et :-       la tragédie des réfugiés
–       les traités de libre échange (TTIP et autres)
–       le climat et le Sommet de Paris qui s’ouvre le 30 novembre.Modérateur : Bruno Bodeux.
15h00 Conclusions : actions proposées.
16h00 Clôture

Entrée libre. Centre culturel Bertrix, Place des 3 Fers n° 9
Infos et réservation : colupa@gmail.com tél. 061 312570
Lunch : 5 € (boissons comprises). Réservation requise.

Carte blanche

Par un collectif de signataires, à l’initiative de la Coalition luxembourgeoise pour la Paix (*)

Une agriculture qui nourrit le monde ou qui le détruit ?

Curieuse question lorsqu’on sait que la vocation de l’agriculture est, depuis toujours, de produire des aliments pour nourrir les humains. Pourtant aujourd’hui une part de plus en plus importante de l’activité agricole est consacrée à des produits non alimentaires. Les agrocarburants n’en sont qu’un exemple parmi d’autres, sans doute le plus connu. Quant à la nourriture, elle tend à devenir elle-même une simple marchandise, objet d’une activité économique hautement lucrative sur fond de spéculation boursière.

Une arme particulièrement efficace dans une guerre économique qui ne connaît plus de limites, puisque même les politiques d’aide alimentaire contribuent souvent, à leur tour, à l’inféodation de populations entières à des lois commerciales dictées de l’étranger. Ce type d’exploitation productiviste conduit à un accaparement des terres, à la ruine des petits paysans locaux, à un exode rural massif, à la détérioration des écosystèmes ainsi qu’au gaspillage énergétique résultant des transports à longue distance. Sans parler des conflits armés dans certaines régions du monde particulièrement riches en ressources naturelles.

Cette agriculture industrielle qui prétend nourrir le monde et qui contribue, en fait, à le détruire continue à jouir d’importants appuis officiels en raison d’un lobbying efficace des banques et des milieux d’affaires. Nos responsables politiques négocient d’ailleurs en ce moment des accords transatlantiques de libre échange qui risquent d’aggraver encore la situation. Sans parler de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, lancée récemment par le G7, favorisant l’apport de capitaux privés internationaux qui profitent avant tout aux grandes multinationales comme Monsanto ou Cargill, et qui menacent l’accès à la terre, la souveraineté alimentaire et l’environnement des populations locales. (**)

Au milieu de cette confusion, on ne peut que souligner le courage et la lucidité des producteurs qui, chez nous et ailleurs, ont fait le choix d’une agriculture fidèle à sa vocation de nourrir tous les humains et de respecter la terre, première source de vie. Face à l’abandon des fermes au profit des grands consortiums productivistes, ils résistent et innovent tout à la fois.

Rappelons que c’est pour mieux les faire connaître que le Mouvement d’Action Paysanne, en collaboration avec de nombreuses associations solidaires, organise depuis cinq ans la Petite Foire qui les accueille le dernier week-end de juillet dans une ferme ardennaise (**) face à la grande Foire agricole de Libramont, à ses 200.000 visiteurs, à ses 2.000 exposants, à ses 300.000 mètres carrés et à ses multiples sponsors privés et officiels.

Ce ne sont pas les innovations techniques que ces pionniers remettent en cause, mais bien l’usage qu’en font les affairistes qui s’en approprient, et ce dans tous les domaines de l’activité humaine.

En tant que mouvements citoyens attentifs à cette réalité et à la nécessité de revoir fondamentalement nos modes de production et de consommation, et singulièrement dans le secteurclé de l’activité agricole, nous tenons à exprimer publiquement notre solidarité à l’égard des agriculteurs, éleveurs et artisans de ces voies nouvelles, et nous demandons instamment aux Pouvoirs publics un soutien beaucoup plus ferme de leurs choix. Des choix qui répondent d’ailleurs à l’attente d’un nombre croissant de concitoyens.

Epinglons à cet égard, le projet avantgardiste de la province de Luxembourg de créer un Parlement Citoyen Climat en vue d’accélérer l’objectif de neutralité énergétique à l’horizon 2020. Gageons que les producteurs et les promoteurs d’une agriculture paysanne respectueuse de la terre et de ses habitants y contribueront à leur manière, et ce dès cette année 2015.

Agir pour la Paix, CAGL (Centre d’Animation globale du Luxembourg), CETRI (Centre Tricontinental), CINL (Centre des Immigrés Namur-Luxembourg), Entraide et Fraternité, Ferme Arc-en-Ciel, Ferme du Hayon, FGTB (Fédération Générale du Travail de Belgique), Halle de Han, Maison Luxembourgeoise de l’Écologie, MAP (Mouvement d’Action Paysanne), MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), MOJOCA (Mouvement des Jeunes de la Rue), Oxfam-Magasins du Monde, Périple en la Demeure, SCI (Service Civil International), Vie Féminine Centre-Ardenne.