Tous les articles par colupa

Journée de la Paix ce 21 septembre. Qu’en ferons-nous ?…

En 2015 l’Assemblée générale des Nations Unies a consacré cette Journée au renforcement des idéaux de paix, tant au sein des nations et des peuples qu’entre ceux-ci.

C’était dans le cadre des 17 objectifs du développement durable, l’objectif n° 16 étant dénommé « Paix, justice et institutions efficaces »

2018 commémore en même temps le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et le 100e anniversaire de l’Armistice marquant non pas exactement la fin de la Première Guerre mondiale mais plutôt les préparatifs de la Seconde (si l’on veut bien revoir attentivement ses cours d’histoire).

Curieusement, la Déclaration universelle des droits de l’homme ne contient pas d’article distinct sur « le droit à la paix ». C’est pourquoi, cette année, les initiateurs de la journée mondiale de la Paix invitent chacun d’entre nous à agir.

Comment ?… Voici les trois suggestions qu’ils nous adressent :

  • Cherchez à régler pacifiquement les conflits lorsque ces derniers surviennent autour de vous.

  • Enregistrez une vidéo de vous en train de lire l’un des 30 articles de la Déclaration dans l’une des 135 langues actuellement disponibles et partagez votre vidéo avec vos amis.

  • Réagissez lorsque les droits de quelqu’un d’autre sont menacés, investissez-vous pour défendre les droits fondamentaux des autres au travail, à l’école ou autour d’un repas. http://www.un.org/fr/events/peaceday/

Fort bien. Des conseils qui ne feront de mal à personne… Mais la paix se limiterait-elle à ces relations de proximité ?

Alors que la guerre est partout : la « vraie guerre », auxquelles nous participons chaque jour au sein de coalitions de plus en plus nébuleuses.

Et toutes les autres, qui ne sont pas « fausses » pour autant, mais au contraire font encore parfois plus de victimes sous couvert de légitime défense de nos intérêts économiques à travers un productivisme et un affairisme exacerbés. Y compris ces ventes d’armes dont est si fière notre Région Wallonne !

Une guerre économique qui attise partout les conflits sociaux, les ravages environnementaux, les dérèglements climatiques, la longue file des migrants, loin d’une Europe de plus en plus « cadenassée ».

Mais pas un mot là-dessus !

On aura beau sonner les cloches le 21 septembre, comme d’autres organisations nous y invitent, il est douteux que nos bombes se transforment ce jour-là en œufs de Pâques…

A propos, en pensant à Rome justement, nous pourrions peut-être nous rappeler le dernier message urbi et orbi d’un certain François interpellant « tous les responsables politiques et militaires afin que soit mis un terme à l’extermination en cours ». Et de citer ensuite une longue liste de pays victimes de la guerre, parmi lesquels ceux-là justement où nos F-16 se distinguent chaque jour qui passe. En attendant l’achat d’autres avions de chasse encore plus performants.

Tous les responsables politiques et militaires.

Cela veut bien dire : sans exception ! Afin que chacun balaie d’abord devant sa porte… Façon de parler quand on sait que nos bombes explosent à plus de 5000 km de chez nous.

Or combien voyons-nous de partis politiques – en campagne pour une double élection en 2018 et 2019 – inscrire ce souci-là dans leur programme ? Et combien de citoyens pour leur réclamer des comptes, dès qu’il s’agit de conflits liés à nos intérêts économiques et à notre petit horizon quotidien ?

Justement l’occasion nous est donnée de réagir ce mercredi 19 septembre de 18 h à 22 h 30 à l’APÉRO ÉLECTIONS COMMUNALES organisé dans l’ancien Palais de Justice à ARLON !

Consultez : https://www.cncd.be/election-communale-2018-apero-politique-arlon.

 

Petite Foire et circuits courts. 28/29 juillet.

Pour sa 8e édition, la Petite foire a mis le cap sur les Circuits-Courts.

Affiche_petite_foire_2018

Une variante pour la Coalition luxembourgeoise pour la Paix sera : court-circuitons la guerre !

Car pas mal de consommateurs l’ignorent encore, le secteur alimentaire appartient à l’une des plus importantes filières du commerce mondial. La production et l’exportation des aliments se trouvent, de ce fait, au cœur d’une guerre économique implacable. Les bateaux céréaliers revendent leur cargaison à plusieurs reprises au cours d’un seul voyage selon les indices de la Bourse.

« Notre pain quotidien » est donc devenu une marchandise comme une autre, livrée aux seules lois du business. Les Circuits-Courts constituent dès lors une réplique à ce désordre.

Non seulement en consommant local, mais aussi en n’exportant pas mondial, car dans ce cas nous empêchons ailleurs de « consommer local ».

Une préoccupation souvent oubliée !…

Comment un petit pays surpeuplé comme le nôtre est-il capable de produire et de vendre des tonnes de poires à la Russie et à la Chine ? De produire et de vendre des tonnes de viande à l’Afrique ? Grâce aux subventions de l’U.E., et de concurrencer ainsi dans ce continent les petits producteurs locaux jusqu’à les ruiner ?

Savez-vous que si, depuis quelques années, nous consommons un peu moins de viande, nous en exportons toujours davantage?

Et que, d’une façon générale, nous exportons de plus en plus à destination de pays situés hors  de l’union européenne ?

« La Wallonie n’a jamais autant exporté en dehors de l’Union européenne »

Venez nous rencontrer dans notre stand pour participer à des activités et des jeux qui nous amèneront à nous poser les bonnes questions et, espérons-le, à trouver aussi de bonnes réponses. Les campagnes électorales qui se mettent en route devraient offrir à nos campagnes à nous, à notre monde rural, une possibilité d’agir sur nos responsables politiques.

Car, outre cette guerre économique, vous le savez, nous sommes aussi embarqués dans des guerres « tout court » à travers des coalitions internationales dictées par l’OTAN. Là aussi, court-circuitons ces réseaux maffieux !

TOUS ET TOUTES A LA PETITE FOIRE LES 28 ET 29 JUILLET !

Plus de détails sur le programme :

https://lapetitefoire.lemap.be/

Huit militants arrêtés après s’être infiltrés dans la base militaire de Kleine-Brogel

Huit militants de la campagne « Nuke free zone » ont été arrêtés dimanche matin après s’être infiltrés dans la base militaire aérienne de Kleine-Brogel. Mais l’opération d’exfiltration des ogives nucléaire a pleinement réussi. Les groupes, composés de 8 citoyennes et citoyens ont été arrêtés à 7h45 sur la piste de décollage des F-16 après avoir réussi à confier symboliquement aux groupes postés à l’extérieur une partie des ogives états-uniennes qui y sont illégalement entreposées depuis plus de 60 ans, comme le précise l’ong Agir pour la paix. Parmi les huit militants arrêtés dimanche figure la députée bruxelloise Écolo Zoé Genot.

Pendant ce temps nos avions militaires qui, précédemment, se contentaient d’effectuer l’une ou l’autre manœuvre durant l’année multiplient leurs survol à basse altitude de nos paisibles campagnes. Voilà qui est rassurant. La preuve : l’indifférence générale de l’opinion publique et des responsables politiques. A part bien sûr des « groupuscules pacifistes » ainsi que Mme Genot et le Pape François pour citer quelques unes des notables exceptions que compte notre monde civilisé.

Guerres  tout court, guerres économiques, guerres climatiques, guerres aux migrants ! Rien ne manque au tableau de chasse alors que, paraît-il, nous avons la chance de « vivre dans la période la plus pacifique de l’histoire de l’humanité », comme nous l’ont révélé l’asbl Bastogne Memorial et le War Museum dans leur invitation au singulier Colloque du 9 mars à Bastogne où, sans avoir droit à la parole, nous avons dû nous contenter de donner notre avis par voie de tracts.

Prochaine étape : l’appel à actions contre le sommet de l’OTAN des 11 et 12 juillet prochains à Bruxelles. Agir pour la Paix souhaite apporter son soutien à toutes celles et ceux qui participeront par leurs actions directes non-violentes à ce contre-sommet. Besoin d’une formation ? De conseils ? D’ateliers dans un domaine en particulier ? Un petit mail à nomorenato@agirpourlapaix.be.

Appel des mouvements de paix à des actions | Sommet de l’OTAN | 11&12.07 | BXL

En réponse à l’appel des mouvements de paix, et dans le respect du consensus d’action, nous invitons chacun.e à exprimer son opposition à ce sommet de l’OTAN qui a déjà le goût du sang, en organisant des actions directes non-violentes visant à bloquer et / ou à perturber le sommet.

Les cibles que nous vous proposons sont toutes soit en lien direct avec l’OTAN et son fonctionnement, soit liées à la tenue même du sommet.
Soyons créatifs-ves, radicaux-ales, multiples et solidaires des luttes contre toute forme de domination et d’injustice.

Les 11 et 12 juillet prochains, le sommet de l’OTAN se tiendra à Bruxelles… ou pas !
La liste des cibles et les infos légales sont à télécharger sur les liens ci-dessous. Pour recevoir des infos complémentaires, ou pour d’éventuels conseils quant au choix des cibles, écrivez à : nomorenato@agirpourlapaix.be
Ces deux documents seront mis à jour si nécessaires.

Dans la dernière livraison du périodique « Le Sentier de la Paix » édité par l’association Agir pour la Paix, notre compagnon d’armes (non-violentes), Thierry De Lannoy, se fend d’un article pas piqué des vers dont nous reproduisons la conclusion.

Les armées ont toujours été un outil de la politique étrangère de leur pays mais QUI DEFINIT ACTUELLEMENT EN BELGIQUE CETTE POLITIQUE ETRANGERE ? L’Europe ? L’Otan ? Les USA ? A moins que ce soit à Davos ou au groupe de Bilderberg ? Ce que nous constatons c’est que notre politique étrangère nous est de plus en plus étrangère.

L’armée doit se préparer à répondre à la menace, mais de quelle menace parle-t-on actuellement ? Devons-nous craindre une invasion venant de la planète Mars ? Qui définit cette menace ? De qui devons-nous avoir peur ? A qui faisons-nous peur ? A moins que nous soyons devenus dangereux ? Sommes-nous devenus une menace pour beaucoup de pays dans le monde ?

La course aux armements en Belgique a pour mérite d’accroître les bénéfices des entreprises d’armement et ce matériel est orienté vers des missions qui ne concernent pas la sécurité du territoire mais des missions extérieures à l’Union Européenne, comme celle d’assurer l’approvisionnement en matières premières et énergétiques. Elles seront également cause d’innombrables « dégâts collatéraux », nouveaux mots pour parler de « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « massacre des innocents »

Si le général prussien Carl von Clausewitz est connu pour son livre « De la Guerre », nous en connaissons surtout une phrase : « La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens ». Mais il y a une autre citation de lui : « La guerre est un acte de violence dont l’objectif est de contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté ».

Mais peut-être ai-je tort, peut-être que ces achats ont pour seul but de réaliser un plus beau défilé au 21 juillet…

10 mythes sur la lutte non-violente

Le livre « 10 mythes sur la lutte non-violente » est en vente au prix de 5 € et est disponible gratuitement on-line. Cette traduction francophone de l’essai « The Sword That Heals » de l’activiste G. Lakey fut réalisée par Agir pour la Paix et Quinoa afin de réfléchir sur la pertinence de la non-violence et/ou de la violence dans les luttes. Cette publication fait par ailleurs l’objet d’un atelier (disponible sur commande) autour de cette réflexion morale et stratégique.

DEMAIN 21 MARS, AU MILIEU DES BRUITS DES BOMBES QUE VOUS N’ENTENDREZ PAS…

FRAPPEZ AU MOINS… TAMBOURS POUR LA PAIX !

Demain mercredi 21 mars, c’est le grand jour. Premier jour du printemps 2018. Appel aux jeunes du monde entier sur fond de tambours, de casseroles, de marmites à soupe, de tambourins, de castagnettes, de maracas, de jolis ballonnets qui montent tout droit jusqu’au ciel…

Jours de joie mais pas pour les millions d’enfants déchiquetés demain par ces millions de gros ballons d’acier qui leur tomberont du Ciel, remplis de mitrailles, de poisons mortels, de gaz toxiques, pourchassés jusque dans les hôpitaux de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, sous la protection, à ce qu’il paraît, des Casques bleus de l’ONU et des Casques blancs de concitoyens volontaires qui, eux, ne craignent pas du moins de risquer leur vie.

Et cela… 12 jours exactement après que le Bastogne War Museum ait réuni toute une flopée de VIP (pas moins d’une vingtaine…) pour une journée intitulée crânement COLLOQUE (sic) sur « LE TERRORISME : SOMMES-NOUS EN GUERRE ? ». Comme s’il y avait  vraiment lieu d’en douter…

En fait de colloque pour les quelque 700 participants, il s’est réduit au silence radio le plus assourdissant. Pas tout à fait quand même… la Coalition luxembourgeoise pour la Paix n’ayant même pas obtenu le droit de colloquer en déposant simplement à l’entrée une petite farde documentaire, il ne nous resta plus qu’à distribuer un modeste petit tract aux 700 participants, dont quelques écoles de la province et d’ailleurs. représentant l’opinion d’une vingtaine d’associations-membres, qui auraient bien mérité aussi bien d’avoir droit à la parole. Voilà ce qu’il est en est de nous croire toujours en démocratie, alors même que nous voulons l’imposer ailleurs à coups de canonnades, de puanteurs de pétrole et autres ressources naturelles.

Vous avez dit NATURE ?…

En tout  cas puissions nous, à travers cette liste de diffusion, faire la preuve que la situation n’est pas encore désespérée. Car si chacun des 850 destinataires veut bien en faire autant auprès de ses amis et partenaires, nous prouverons par là que les citoyens n’ont plus peur des grosses machines de guerre ni des récupérations bellicistes au nom de tous ces malheureux héros qui ne sont plus là pour donner leur avis pendant que les généraux allemands, italiens, français, belges, hollandais, anglais, américains, syriens, russes, arabes sunnites, arabes chiites, iraniens, turcs et kurdes, on en passe et des meilleurs, au nom de la grande réconciliation-confrontation qui, à travers le business des trusts militaro-industriels leur permet aujourd’hui de perfectionner leur arsenal mortifère afin de voir qui l’emportera finalement entre les quelque quarante pays belligérants, dont le nôtre (oui, vous avez bien lu), à l’heure même où vous lisez ce message.

DONC PLUS DE LIMITES A  LA FOLIE HUMAINE… Sauf un dernier sursaut citoyen… Et bien audelà des tambours pour la paix, mais que ce soit du moins une première étape…

S’il vous plaît, ne manquez pas de consulter notre site et page FB qui vous donnera dès avant ce soir le programme complet des Tambours pour la Paix pour demain mercredi tout au long de la journée afin que vous puissiez vous y associer et témoigner auprès des médias que nous ne sommes pas encore battus d’avance dans cette grisaille de plus en plus vert de gris qui  s’avance vers nous à grands pas…

Et poursuivez par la lecture des tracts et annonces ci-dessous…

Tambours pour la Paix – Programme du 21 mars

Des rassemblements de plusieurs écoles auront lieu à cinq endroits de la province dès 10h45 :

  • ARLON (dans le Piétonnier) : 150 enfants de l’Ecole communale du Centre et de Frassem battront Tambour après les discours (Autorités communales, Colupa), musique et poèmes.
  • FLORENVILLE (Ecole secondaire Ste-Anne) : étudiants du secondaire + enfants des écoles primaires battront Tambour après les discours (Ecole, Colupa), poèmes et signature du serment de la paix.
  • BERTRIX (Place communale ou Centre Bohaimont si mauvais temps) : 300 à 400 enfants des écoles de la ville battront Tambour après les discours (Commune, Colupa), musique, poèmes et lancer de confettis.
  • PALISEUL (Place communale) : une centaine d’enfants des écoles de Paliseul battront Tambour.
  • VIELSALM (Place communale) : 200 enfants battront Tambour après diverses animations.
  • En plus, des animations sont prévues dans différentes écoles :
  • A MARCHE, des animations sont programmées dans 13 écoles communales.
  • A ETALLE (Ecole communale) : la classe de 4ème année battra Tambour à 11h30 en présence des enfants des 1ères aux 3ème années. Les + grands (5e et 6e) feront une animation spécifique lors de leur semaine de « classe nature » à Gravelines (Nord de la France) !
  • A WALTZING (Ecole communale) : animation et Tambours dans le cadre de l’école

21 MARS 2018 JOURNEE MONDIALE « LES TAMBOURS DE LA PAIX

  • 21 MARS 2018
    JOURNEE MONDIALE
    « LES TAMBOURS DE LA PAIX »

    Les associations membres de la Colupa, Coalition luxembourgeoise pour la Paix,
    invitent cette année encore les jeunes à se manifester.
    Mercredi 21 mars à 11h30 dans les écoles, sur les places publiques, les écoles, les associations, les enfants, les jeunes, s’uniront pour faire résonner par le chant, les mots ou les tambours, à la société civile toute entière, leur appel à la paix, et porter haut et fort leurs messages de tolérance et d’ouverture à l’autre.


Vous souhaitez participer au projet ?
N’hésitez pas à contacter jamesnoirbenne@gmail.com 0495/ 51 22 47
Merci de bien vouloir nous confirmer votre participation et le choix d’une activité (tambour de la paix ou création de contes/poèmes..) avant le 10 mars.
Des expositions de créations, dessins, fresques, réalisés par les élèves avec le soutien de leur professeur sont envisagées… signalez-nous votre intérêt.

Remplacer nos F-16 par quoi et pourquoi ?

Par delà les calculs d’épiciers (en gros !) autour du prix des différents modèles d’avions destinés à remplacer nos futurs F-16, chose qu’a déjà décidée notre Gouvernement sans consulter jusqu’à présent les citoyens, voici l’avis de Thierry Bingen, membre des instances dirigeantes du Mouvement DEMAIN, publié dans Le Vif/L’Express de ce mercredi 27 avril. Nous soulignons les mots-repères.

Quand un F-16 décolle de la base de Florennes, il quitte généralement le ciel belge dans les six minutes.En d’autres termes, de tels avions n’ont aucun sens par rapport aux mots « défense nationale »Son successeur ne sera sans doute pas plus lent à se trouver hors du pays.

Posséder de tels avions n’a de sens que dans le contexte d’une alliance militaire. C’est le cas de nos F-16 qui sont pleinement intégrés dans les opérations de l’OTAN. Notre cinquantaine de bombardiers-chasseurs ont ainsi contribué à notre « défense nationale » en larguant des bombes sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie. Ils ont aussi patrouillé (sans larguer de bombes) dans l’espace aérien de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.

Une alliance militaire se définit d’abord par une alliance politique. Même sans l’approuver, on peut comprendre le choix fait in illo tempore par les gouvernements belges de participer à une alliance antisoviétique. Depuis l’implosion de l’URSS, on doit se poser la question de la participation à une alliance qui n’a plus d’ennemi déclaré.

On doit d’autant plus se la poser aujourd’hui que le leadership de cette alliance politique et militaire est aux mains d’un déséquilibré, tout aussi fantasque en politique étrangère qu’irresponsable dans ses choix nationaux. Nul ne sait où cette situation inédite peut conduire la planète. On constate quand même que plusieurs gouvernements européens, peu suspects de gauchisme anti-OTAN, parlent avec insistance, sous des prétextes divers, d’un nouveau concept d' »Europe de la défense ». Ils ne sont simplement pas tout à fait aveugles.

Il faut encore savoir qu’une partie des chasseurs-bombardiers « belges » sont équipés de façon à pouvoir transporter (et larguer…) des missiles nucléaires tactiques, entreposés aujourd’hui à Kleine Brogel. Si le commandement de l’OTAN (Washington donc) le décide, nos F-16 doivent donc être prêts à larguer le feu nucléaire sur les cibles que ce commandement leur désignera. Ce sont donc bien des pilotes belges aux commandes d’avions belges qui largueront des missiles nucléaires (américains) sur l' »ennemi » désigné. Une riposte, même proportionnée, de la part de cet ennemi entraînera donc au moins des tentatives de bombardement nucléaire de la Belgique. Les risques que nous redoutons quant à Doel 2 et Tihange 3 seraient ravalés au rang de l’anecdote.

Or, un des « avantages » présentés dans l’actuel marchandage quant au remplacement de nos F-16, est la capacité du F-35 d’embarquer ces missiles nucléaires sans transformations coûteuses, comme ce serait le cas si l’on choisissait une des propositions alternatives. C’est donc une excellente raison pour tout citoyen soucieux de préserver son pays du feu nucléaire de refuser sans appel le choix de ce F-35.

Il n’est pas inutile non plus de rappeler que ce F-35 est tellement « moderne » qu’il est loin d’être au point et donc opérationnel quasiment nulle part. On comprend le forcing du gouvernement américain de multiplier les ventes de cet aéronef défectueux afin de répartir le coût de sa mise au point, pour autant qu’on y arrive un jour. (On se souviendra de la saga du F-104, le « cercueil volant », qui n’a jamais pu être mis au point, adopté par plusieurs alliés des Américains, mais jamais par eux-mêmes.)

C’est là donc deux raisons majeures de s’opposer au remplacement des F-16 par ces F-35.

À ce stade, on devrait évidemment se demander pourquoi même s’équiper de chasseurs-bombardiers pratiquement incapables d’intervenir sur leur territoire national. Le fait est que, depuis quelques dizaines d’années, les gouvernements belges ont définitivement renoncé à toute idée de « défense nationale ». Notre sort a été totalement mis entre les mains de l’OTAN et nos choix en matière de défense sont ceux que l’OTAN nous assigne.

Vu notre taille et notre poids géopolitique, nous sommes donc réduits au rôle de larbins. 

Il reste, sans doute, deux autres avions dans la course absurde au remplacement des F-16 : l’Eurofighter britannique et le Rafale français. Si l’on admet que le coût avancé aujourd’hui pour ces engins est sensiblement identique (environ 100 millions d’euros pièce), et que les retombées économiques pour le pays seraient plus ou moins comparables (quelques milliards d’euros et quelques milliers d’emplois, mais ce sont des chiffres invérifiables), il faut se poser la question de nos propres choix en termes de géopolitique au cas où l’Alliance atlantique se déliterait avant la fin de vie de cette coûteuse flotte. Envisageons-nous de rester proches des Britanniques, qui s’apprêtent à larguer les amarres de l’alliance économique, ou plutôt des Français dont les frontières ne sont pas près de s’éloigner ?

À défaut de pouvoir enterrer le funeste projet de remplacer des chasseurs-bombardiers, inopérants pour NOTRE défense nationale, il faut se résigner au choix qui est le moins absurde pour notre contexte géopolitique, et ce quelles que soient les préférences des militaires, qui doivent rester aux ordres du pouvoir politique, et surtout pas l’inverse.

APPEL AUX CITOYENS !

A l’heure où l’on rediscute ferme au sein de notre Gouvernement de la manière dont on va gaspiller l’argent public afin d’augmenter notre capacité de tuer , vous êtes toutes et tous invités à interpeller nos dirigeants.

Il vous suffit pour cela de cliquer sur pasdavionsdechasse.be. La marche à suivre vous est clairement indiquée (30 secondes par destinataire).

« Si tu veux la paix, prépare la guerre »

On sait ce que nous a valu cette maxime héritée de l’Empire romain. L’Europe n’a cessé de guerroyer durant 2000 ans, a déclenché deux guerres mondiales au siècle dernier et n’hésite pas à préparer l’apocalypse au cours du XXIe siècle, les autres puissances mondiales rivalisant désormais de zèle avec nous.

Le silence des pantoufles étouffera-t-il le bruit des bottes au point de devoir entonner, un jour, ce chant funèbre : « Aux larmes, citoyens ! » ? Ou bien les citoyens du monde pourront-ils encore, partout, faire preuve d’un peu de bon sens en comprenant enfin que si tu veux la paix, prépare la paix.

Coalition Luxembourgeoise pour la Paix.